Le miombo
Kolwezi est au cœur des forêts claires de miombo du Zambèze central, une écorégion de 1 184 200 km² dont l’étendue congolaise recouvre presque exactement l’ancien Katanga. Elle est dominée par les Brachystegia, Julbernardia et Isoberlinia, classée vulnérable, et retenue parmi les écorégions Global 200 du WWF.
La saison sèche y dure jusqu’à sept mois. Le miombo change complètement d’aspect selon le moment : feuillage rouge cuivré au débourrement d’octobre, vert dense en saison des pluies, graphique et transparent en juillet. C’est un argument photographique réel, et c’est gratuit.
Deux oiseaux endémiques de la partie congolaise de l’écorégion : le tisserin du lac Lufira et l’astrild à lores noirs. Le site Ramsar du bassin de la Lufira, qui englobe le territoire de Lubudi dans le Lualaba, recense au moins seize espèces d’oiseaux endémiques, plus de deux cents espèces de poissons d’eau douce dont quarante-sept endémiques, ainsi que le zèbre de Burchell et le lechwe de l’Upemba.
Honnêteté obligatoire : aucune liste ornithologique spécifique à Kolwezi, aucune zone importante pour la conservation des oiseaux et aucun guide ornithologique local n’ont pu être identifiés. On peut parler du miombo et de ses endémismes régionaux. On ne peut pas vendre une offre d’observation à Kolwezi. Le même principe vaut pour le parc national de l’Upemba : il est à plusieurs centaines de kilomètres, en cours de réhabilitation, et il ne doit pas être présenté comme une excursion depuis Kolwezi.