La nature autour de Kolwezi : lacs, miombo et hauts plateaux

On vient à Kolwezi pour le cuivre. On en repart en se souvenant du paysage. Un plateau à 1 450 mètres, deux lacs de barrage qui tiennent le haut Congo, une forêt claire qui s'étend sur un million de kilomètres carrés, et un ciel qui ne rend pas une goutte d'eau pendant trois mois.

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Lac Nzilo, plan large, relief en arrière-plan

Le haut Lualaba

Le fleuve qui passe ici s’appelle encore Lualaba : il ne prendra le nom de Congo qu’à Kisangani, 1 500 kilomètres plus au nord. Il ne traverse pas la ville. Il la contourne, en décrivant un arc de plus de 15 kilomètres à la périphérie. Kolwezi, elle, est bâtie sur les affluents du Luilu, qui ont creusé des vallées encaissées et localement marécageuses.

Une précision qui vous évitera une erreur répandue : la source du Congo n’est pas ici. Elle se trouve plusieurs centaines de kilomètres au sud-est, près de la frontière zambienne. Kolwezi est sur le haut cours, pas à la source.

Nzilo et Nseke, deux lacs d’ingénieurs

Les deux grands plans d’eau du nord ne sont pas naturels. Ils sont nés de barrages construits pour électrifier les mines, et ils comptent parmi les plus anciennes infrastructures hydroélectriques d’Afrique centrale encore en service.

 Lac Nzilo (Delcommune)Lac Nseke (Le Marinel)
Distance de Kolwezienviron 25 km au nord-estenviron 69 km au nord
Superficie du lac200 km²non documentée
Puissance de la centrale100 MW, 4 × 25 MW260 MW, 4 × 65 MW
Mise en service19531956
ExploitantSNELSNEL
Accueil de visiteursun séjour avec nuitée proposé par un opérateur, à confirmeraucun équipement documenté

Britannica situe Kolwezi « près des gorges de Zilo du Lualaba », et la chute de Nzilo est mentionnée à proximité du barrage. Aucune source consultée ne décrit ces gorges, ne donne leurs dimensions ni ne dit comment y accéder. À traiter comme un élément de paysage à vérifier, pas comme une cascade aménagée. Les conditions d’accès figurent sur la page Que faire à Kolwezi.

Pas de baignade

Les eaux douces non chlorées de la région exposent à la bilharziose. Les autorités sanitaires déconseillent de s’y baigner, d’y patauger et d’en avaler. Les précautions sanitaires du séjour sont détaillées dans les informations pratiques.

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Ouvrage du barrage Delcommune — autorisation SNEL requise

Le miombo

Kolwezi est au cœur des forêts claires de miombo du Zambèze central, une écorégion de 1 184 200 km² dont l’étendue congolaise recouvre presque exactement l’ancien Katanga. Elle est dominée par les Brachystegia, Julbernardia et Isoberlinia, classée vulnérable, et retenue parmi les écorégions Global 200 du WWF.

La saison sèche y dure jusqu’à sept mois. Le miombo change complètement d’aspect selon le moment : feuillage rouge cuivré au débourrement d’octobre, vert dense en saison des pluies, graphique et transparent en juillet. C’est un argument photographique réel, et c’est gratuit.

Deux oiseaux endémiques de la partie congolaise de l’écorégion : le tisserin du lac Lufira et l’astrild à lores noirs. Le site Ramsar du bassin de la Lufira, qui englobe le territoire de Lubudi dans le Lualaba, recense au moins seize espèces d’oiseaux endémiques, plus de deux cents espèces de poissons d’eau douce dont quarante-sept endémiques, ainsi que le zèbre de Burchell et le lechwe de l’Upemba.

Honnêteté obligatoire : aucune liste ornithologique spécifique à Kolwezi, aucune zone importante pour la conservation des oiseaux et aucun guide ornithologique local n’ont pu être identifiés. On peut parler du miombo et de ses endémismes régionaux. On ne peut pas vendre une offre d’observation à Kolwezi. Le même principe vaut pour le parc national de l’Upemba : il est à plusieurs centaines de kilomètres, en cours de réhabilitation, et il ne doit pas être présenté comme une excursion depuis Kolwezi.

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Forêt claire de miombo en juillet, sous-bois dégagé

Les termitières

Trois à cinq par hectare, hautes de plusieurs mètres, visibles depuis la route à l’est de la ville. Elles structurent le paysage et le sol : leur présence modifie le drainage et la végétation autour d’elles.

Elles ont aussi une histoire. Une photographie conservée à la bibliothèque de l’université Yale, prise à Kolwezi entre 1920 et 1940, est légendée Shrine in a termite mound — un sanctuaire installé dans une termitière. C’est le genre de détail qu’aucun autre site sur Kolwezi ne possède, et il en dit long sur ce que la culture de la région faisait de son paysage.

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Termitière avec un repère d'échelle humaine

Deux saisons, et une seule bonne

PériodePluieTempératuresVerdict
Juin – août0 mmnuits à 11 °C, jours à 25-27 °Cla meilleure fenêtre
Mai et septembre5 mmdoucestrès bonnes
Septembre – octobrefaiblejusqu’à 30 °Csec mais chaud
Novembre – mars130 à 260 mm par moistièdes et humidespistes dégradées, à éviter

Pluviométrie annuelle d’environ 1 160 mm, concentrée de novembre à mars. L’altitude explique le reste : il fait chaud sans faire lourd, et il faut une veste le soir. Prenez-en une.