Ce qui ne va pas, et qu’il faut dire
Un site qui ne listerait que les rubans coupés perdrait sa crédibilité en une visite. Trois réalités doivent figurer sur cette page.
L’eau. La REGIDESO desservait moins de 10 % de la population de Kolwezi en avril 2025, et seulement dans les quartiers anciens. Les quartiers neufs, ceux qui absorbent la croissance, n’ont pas d’accès au réseau. L’un des trois sites de production, celui de Mutoshi, était hors service depuis trois ans. La cause est structurelle et électrique : les pompes dépendent d’un courant qui s’interrompt. Un projet financé par la Banque mondiale doit capter l’eau de rivière et construire une station de traitement.
La croissance non planifiée. La ville a absorbé des centaines de milliers d’arrivants sans plan d’urbanisme publié. On bâtit aujourd’hui près des mines et des terrils, là où le plan colonial avait ménagé des coupures. Les risques d’inondation et de glissement de terrain sont identifiés.
Les quartiers déplacés. L’extension des concessions atteint la ville elle-même. Le quartier Cité Gécamines, environ 38 000 habitants, est en cours de vidage sous la pression de l’extension de COMMUS. Ce n’est pas un détail d’aménagement, c’est le coût humain du boom, et la page Investir à Kolwezi le traite en détail.
Qui décide
La province est dirigée par la gouverneure Fifi Masuka Saini, réélue le 29 avril 2024, seule femme élue gouverneure lors de ce scrutin. Le plan quinquennal de développement 2024-2028 du Lualaba repose sur cinq piliers et trente-cinq programmes, pour un budget supérieur à trois milliards de dollars, dont la gouverneure annonce que 82 % des recettes attendues proviennent de la province elle-même.
La ville est administrée par le maire Jacques Masengo Kindele, dont la fonction est confirmée par des sources allant jusqu’à janvier 2026.